Ambilobe: Célébration de la journée mondiale de la femme

La capitale d’Ankarabe a accueilli dans la liesse les représentantes de 115 associations féminines pour célébrer leur journée. Une affluence record comme le soulignent les observateurs.

Après Antsiranana, Nosy Be et Ambanja, c’était autour de la capitale d’Ankarabe d’abriter la célébration du 8 Mars dans la région Diana. L’insuffisance d’infrastructures d’accueil à Ambilobe et sa chaleur brûlante n’ont pas empêché les femmes de la région à y accourir pour célébrer ensemble leur journée. A l’initiative du comité de célébration du 8 mars, l’événement, devenu carrefour des cultures et des festivités, a proposé une programmation alléchante.
La rencontre des femmes dans cette ville dominée par la tradition et l’islamisme, a enregistré une affluence record car elles étaient plus de 3000 femmes à répondre à l’appel. Comme à chaque célébration, tout a commencé par le traditionnel carnaval populaire très coloré et très vivant qui a débuté à proximité de l’Amical Club Anoronala pour traverser la ville jusqu’au devant de la résidence du district où a eu lieu la cérémonie d’ouverture officielle. Tout cela dans un concert de percussions, de chants et de danses chorégraphiques, concurrents. Soit des milliers de défilantes issues de 115 associations féminines.
Deux princes présents
Du côté des autorités, on a constaté la présence des personnalités politico-administratives régionales conduites par le chef de la région, le colonel Maevalaza, des députés élus dans la région Diana dirigés par le vice-président Freddie Mahazoasy, les deux princes d’Ankarabe, Tsimiaro III et Lamboeny IV ainsi que les notables de la ville…
Comme il est de tradition, la partie officielle s’est tenue devant la résidence du district. Tous les intervenants ont mis en exergue l’objet de la cérémonie. La présidente du comité d’organisation a mis l’accent sur l’importance capitale de l’égalité de genre, de l’autonomisation des femmes, de leur pleine jouissance de leurs droits et de l’éradication de la pauvreté par le développement socio économique. Elle a souligné également le rôle des femmes comme agents du développement.
A son tour, Alice Maevalaza s’est empressée de reconnaître que la domination masculine dans la société et le poids des habitudes restent des facteurs limitant la réelle émancipation de la femme. Elle a admis qu’il reste des défis à relever pour l’autonomisation complète de la femme à Madagascar et plus particulièrement, dans la région Diana.

Raheriniaina

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